Le nord de l’Angola : de Noqui à Lobito

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Nouveau pays ! Enfin, pas vraiment, puisque nous sommes déjà passés par l’enclave de Cabinda. Mais cette fois, nous sommes en Angola pour de bon. Il nous reste encore pas mal de route à parcourir, avec Luanda en ligne de mire pour un nouveau passage au garage.

Dernière vue sur le fleuve Congo

 

Au début, la piste est très boueuse à cause des récentes pluies, puis nous retrouvons assez vite le goudron et la route s’améliore.

 

Nous jetons un œil rapide à la plage de N’Zeto et allons bivouaquer un peu plus loin, au-dessus des falaises.

 

Les 600 premiers kilomètres en Angola sont vite avalés, et nous voici à Luanda. Première étape : un bon lavage de voiture ! Après la boue du début du pays, ça ne fait pas de mal.

 

Un passage au supermarché nous fait bien plaisir après les deux Congo, puis nous nous installons au club naval pour deux nuits. Nous y rencontrons deux Anglais, Joan et Simon, qui voyagent en camion.

 

Le lendemain, direction le garage. Les silent-blocks des amortisseurs, changés à Brazzaville, étaient de mauvaise qualité : il faut donc les remplacer. On en profite aussi pour rehausser un peu l’arrière du véhicule, car l’attelage tapait un peu trop souvent sur les mauvaises pistes. Une journée entière au garage, une deuxième nuit au club naval, et nous quittons Luanda pour un petit crochet vers le sud, en direction du Mirador de la Lune. De jolies formations rocheuses face à la mer : un premier aperçu des beaux paysages de l’Angola, dont nous entendons parler depuis longtemps.

 

Notre route continue vers l’est. Petit arrêt chez le coiffeur, qui n’a jamais coupé de cheveux lisses. Il ne s’en sort pas trop mal malgré quelques inégalités au sommet du crâne, mais on apprécie l’effort.

 

 

 

 

 

Et pendant ce temps, Leslie prend quelques leçons de couture !

 

Pause photo et baignade près de la rivière Kwanza, puis du lac. On ne s’éternise pas à cause des nombreux mouts-mouts, ces moucherons agaçants qui piquent aux chevilles.

 

Un peu plus loin, nous trouvons un endroit pour la nuit avant d’être rejoints par Orane, Aurélien et leurs enfants ! Retrouvailles après un mois, on a pas mal de choses à se raconter.

 

C’est donc à six que nous reprenons la route vers les Pedras Negras. Nous installons les véhicules pour la pause déjeuner et programmons la visite pour l’après-midi.

 

Malheureusement, la pluie s’en mêle : tout le monde se réfugie dans le camion ! Quelques crêpes et des Legos aident à faire passer l’orage plus vite.

 

Quand le ciel se dégage, nous profitons un peu des lieux où nous nous sommes installés, avec un petit barbecue en prime.

 

La balade est reportée au lendemain, et tant mieux, car avec un grand soleil, c’est quand même plus joli.

 

Nous croisons un véhicule atypique : un bus/camion de 25 places. Le concept est original : la plupart des voyageurs sont seuls et traversent l’Afrique dans ce véhicule avec 24 autres inconnus. Il faut aimer la proximité, car le voyage dure entre six mois et un an, et il est bien sûr non remboursable en cas d’abandon prématuré.

 

Ravis d’être juste à deux dans notre petit véhicule, nous poursuivons notre route vers l’est du pays, en direction d’un site touristique majeur : les chutes de Calandula. Mais sur le chemin, Orane se fait piquer par un insecte non identifié et fait une réaction allergique assez inquiétante. Heureusement, un hôpital n’est pas loin, et une fois prise en charge, elle est vite sur pied.

Petite pause imprévue !
En direction des chutes

 

À notre arrivée aux chutes : une belle claque ! Elles sont immenses, les deuxièmes plus larges d’Afrique après les chutes Victoria. Le débit est impressionnant, tout comme les dimensions : 105 m de haut et 400 m de large.

 

On peut même se baigner après une courte marche, dans de petites piscines naturelles en haut des chutes.

 

Puis direction l’autre côté des chutes : 400 m à vol d’oiseau, mais… 30 km de route ! La vue y est tout aussi belle, d’autant plus que le soleil est de la partie. Mais c’est aussi le principal site touristique des chutes : à peine arrivés, nous sommes assaillis par cinq guides nous proposant leurs services pour nous montrer où poser le pied. Nous refusons tant bien que mal et, malgré la foule, réussissons à prendre quelques photos sympas.

 

Nous reprenons la route en cherchant un endroit agréable pour dormir, ce qui n’est pas si simple. Il y a peu de pistes adjacentes à la route principale, de nombreux villages et surtout beaucoup de hautes herbes qui empêchent toute sortie sur le bas-côté. Finalement, après quelques kilomètres sur une piste peu fréquentée, nous trouvons un coin tranquille et nous y installons, en attendant l’orage…

 

Nous sommes bien en pleine (petite) saison des pluies : il pleut tous les jours. Et malgré toute cette eau, il faut bien remplir nos réserves d’eau potable. Un arrêt dans un village attire de nombreux petits curieux.

 

Nous atteignons notre objectif du jour : des rapides et des chutes spectaculaires le long de la rivière Kwanza. Nous sommes tout près d’un village, et le site est un lieu de vie important pour les habitants : lessive, pêche, toilette… Les enfants du village nous indiquent où nous installer pour la nuit, et le plus âgé nous montre les plus jolis points de vue – contre un petit quelque chose, bien évidemment.

 

Nous passons l’après-midi et la nuit sur place, sous le regard curieux de nombreux villageois. À la nuit tombée, tout le monde rentre, et nous retrouvons un peu d’intimité. Pour une fois, la pluie ne vient pas troubler notre soirée. Normal, puisqu’elle a décidé d’attendre le lendemain : c’est sous des trombes d’eau et sur des pistes boueuses que nous avançons.

 

Après la pluie, le beau temps : la route est superbe, nous traversons villages et montagnes sous un grand soleil.

 

Au bord de la route, un vestige de la guerre civile qui a duré de 1975 à 2001 nous rappelle l’histoire du pays.

 

Nous sommes de nouveau le long de la côte et retrouvons l’océan vu d’en haut.

 

Après quinze jours dans cet immense pays, nous arrivons dans la ville de Lobito et nous nous installons le long de la plage avec l’accord du restaurant adjacent. Nous comptons y passer quelques jours avant de repartir vers le sud, une pause bien méritée avant de continuer la route !

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Grimaud
Grimaud
1 jour il y a

Bravo la coiffure, te voilà tranquille pour un moment.La pluie ça complique les choses mais c’est une autre ambiance.Ça a l’air chouette l’Angola😀
Bises