Och et le sud

Och et le sud

 

L’entrée au Kirghizistan se fait par le col de Kyzyl-Art, à 4282m d’altitude, sous la neige et à 0°. La route est boueuse, le poste de douane tadjike est presque tout en haut du col et on se les gèle un peu !

 

Les kirghizes, bien plus malins, ont installé leur poste de douane 20km après la frontière, et surtout à une altitude plus basse.

Juste avant le poste frontière

 

On se dirige tout de suite vers Och, pour les formalités habituelles comme à chaque entrée dans un nouveau pays. On aurait pu attendre quelques jours et prendre un peu plus notre temps au sud du pays, mais on voulait avoir dès que possible une assurance voiture. En effet, la police à la réputation de viser les touristes pour soutirer du bakchich, et on ne sait pas vraiment si l’assurance est obligatoire.

On en profite pour visiter la ville, enfin surtout le parc Navoï et sa ducasse permanente.

 

Les débuts au Kirghizistan sont très calme pour nous, on ne bouge pas beaucoup, on profite de la chaleur retrouvée après un Pamir parfois glacial. Mais cela ne nous dispense pas d’un peu d’exercice physique, et d’une petite randonnée au parc national Kirgiz-Ata non loin de Och.

 

Nous avons de temps en temps de la visite au matin, des bergers qui viennent discuter un peu. On nous offre du Kumis, du lait de jument fermenté. Bon on fait semblant d’en boire, nos expériences précédentes avec ce genre de boisson n’ont pas été très concluantes… Et c’est franchement pas bon.

 

Après Och, nous faisons demi-tour vers le sud, pour aller voir quelques endroits devant lesquels nous sommes passés en coup de vent, comme le lac Chonkel. C’est également l’occasion de fêter, et de réparer notre première crevaison du voyage…

 

Une autre petite randonnée aux environs de Gulcha, et nous retournons encore une fois à Och. Phillippe et Françoise, les deux cyclistes rencontrés au Pamir, viennent d’y arriver. L’occasion d’échanger nos expériences, et d’apprendre que pour eux le trajet fût bien difficile, entre la neige, la boue, le froid et les résèrves limitées de nourriture !

Petit débriefing-café à l'hôtel...
... et départ vers Douchanbé !

 

Och est décidément la ville des retrouvailles, puisque nous croisons par hasard Edgar et Agatha, deux lettoniens rencontrés 2 mois plus tôt en Ouzbékistan !

 

1 semaine déjà au Kirghizistan, on a pas beaucoup avancé. Il est plus que temps de se bouger un peu. Nous partons donc pour la région d’Arslanbob, réputée pour ses noyers. Des noyers nous ne verront guère, mais de jolis panoramas, cascades et bivouacs à foison !

Une traversée au péril de notre vie

 

Vient ensuite le parc de Sary-Chelek, et ces lacs translucides. Bien que le décor est somptueux, nous sommes un peu déçus : l’entrée n’est pas donnée, nous n’avons pas d’informations sur les randonnées possibles, et l’accès au lac est bondé. On improvise et on trouve un endroit un peu plus calme, un peu à l’écart du lac principal.

 

Lors de notre arrêt au lac Toktogul, nous sommes invités à partager un petit pique nique, et surtout un peu de vodka, avec quelques kirghizes… Une baignade matinale le lendemain matin nous remettra d’aplomb !

 

La route vers Bichkek est superbe, on traverse de hauts plateaux avec de nombreuses yourtes, chevaux et moutons. Nous prenons la pause déjeuner entre les vaches, les chevaux… Et les orages !

 

De Bichkek nous parlerons peu, l’intêret de cette ville pour nous est simplement de faire le plein au supermarché et d’acheter quelques pièces pour l’entretien de la voiture. Le peu d’intêret touristique, ainsi que les 40° à l’ombre nous incitent à nous diriger vers les montagnes au sud de la ville. Mais nous en parlerons une autre fois…

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