Entre deux mers

Entre deux mers

 

Après la Géorgie, nous voilà de retour en Turquie. C’est un drôle de sentiment de retourner dans un pays que nous avons déjà traversé, on retrouve certains repères et quelques vieilles habitudes. Mais on regrettera vite le pain (et le vin…) Géorgien !

 

On quitte les bords de la mer Noire pour traverser des plantations de thé et rejoindre Uzungöl, une ville touristique mais superbement située, autour d’un lac, au milieu des montagnes.

 

Nous nous dirigerons, ensuite, vers la Cappadoce, à près de 600km de là. On débute le trajet depuis Uzungöl, hors des routes principales et à travers les montagnes. Mais on est pas près d’arriver : au bout de quelques kilomètres, on est invités par des turcs qui font un barbecue sur le bord de la route, à 2000m d’altitude.

 

On passe quelques heures avec eux, puis, il nous faut trouver un lieu de bivouac pour la nuit. Mais la route (piste plutôt) est très étroite, il n’y a pas beaucoup de place. Et finalement c’est sur le bord d’un virage assez large que nous passons la nuit, juste avant d’attaquer une autre série de virages très très serrés.

 

La Cappadocce est renommée pour ses formations géologiques uniques, et c’est au beau milieu d’elles que nous y passons notre première nuit.

 

 

Beaucoup de ces formations ont servies comme habitation troglodytes, c’est ce que nous allons découvrir pendant nos quelques jours ici. C’est le cas notamment à Urgup, où la ville moderne est construite autour de l’ancienne ville, et certaines grottes ont été réaménagées en hôtel.

 

Ce qui attire également beaucoup de monde, ce sont les vols de montgolfières, au dessus de la région, au lever du soleil. C’est pour assister au décollage de celles ci que nous nous installons pour la nuit à Gorëme, le point de chute de la plupart des touristes. Le coucher de soleil attire également beaucoup de monde, entre les quads, les ballades à cheval et les simples promeneurs.

 

Nous sommes révéillés tôt, avant 6h, mais on s’y attendait. Des montgolfières sont installées à quelques mètres de nous, et ce sont les ventilateurs, les gonflant, qui nous tirent de notre sommeil.

 

Le jour se lève, et les montgolfières décollent. Pas de décollage pour nous (plus de 400€/pers annoncés!!) mais la vue depuis le sol vaut également le lever aux aurores, il y a plus d’une centaine de ballons dans le ciel.

 

 

Et quelques couples de futurs mariés (turques et chinois) font également le déplacement pour leur photos.

Et nous faisons un petit tour dans les habitations troglodytes.

 

Après ce superbe spectacle, nous partons visiter la « Love valley ». Nommée ainsi à cause des formations géologiques de forme phallique qu’elle contient…

 

 

 

 

 

 

Cette ballade nous amène jusque Uçhisar, dominée par un château troglodyte, lui aussi.

 

 

Nous avons tellement apprécié le décollage des montgolfières que nous décidons de renouveler l’expérience. On choisit un autre spot, un peu plus haut sur un petit plateau. Le soir, quelques 4×4 emmènent des touristes (chinois pour la plupart) assister au coucher du soleil. Heureusement pour nous il repartent à la tombée de la nuit.

 

 

 

 

 

Le lentemain matin, pas ce chance, aucun ballon en vue ! Trop de vent apparament. Nous allons donc visiter la charmante petite ville d’Avanos…

 

… puis les grottes de Golgoli. Ici, les habitations troglodytes sont impressionnantes, dans des « cônes » de près de 10m de haut, on peut rentrer au sommet et ressortir par le bas en traversant (proche de l’escalade) l’intérieur des maisons.

 

 

Le soir, nous retrouvons Phillippe, Christian et Khronos, le gros camion croisé à Baku et en Svanétie. On a le droit à du confit de canard ! Nous sommes retournés au même endroit que la veille, mais encore une fois trop de vent le lendemain matin, et toujours pas de montgolfière en vue.

 

Après 4 jours ici, il nous faut finalement partir pour avancer un peu (objectif Bodrum). On s’arrête au pied du volcan Meke.

 

Et nous traversons également la région dite des 1001 églises, datant de l’époque byzantine. Ce sont surtout des ruines, il n’y en a pas tout à fait 1001, mais une concentration importante dans un petit périmètre. Nous sommes accueillis par d’énormes chiens qui nous aboient dessus, avec les oreilles coupées et d’énormes colliers à pics, pour se protéger des loups. Finalement ils réclamaient juste quelques caresses…

 

Un peu avant la ville de Konya, se dresse l’un des plus importants site néolithique du monde, Catalhöyük découvert en 1958. Jusqu’à 1000 personnes y ont vécu entre 7000 et 5600 avant JC. On y apprend un peu sur les techniques de fouilles et de conservation des vestiges, par exemple des sacs de sables sont entreposés pour éviter l’érosion.

 

A l’entrée de la ville, il y a un caravan park gratuit avec douches chaudes, wc et eau. Forcèment, c’est le point de chute de nombreux voyageurs qui passent par là. Nous passons une soirée cosmopolite avec une famille française et un espagnol, même si la palme revient à la famille sud-africaine voyageant dans un camping-car belge !

 

C’est à ici qu’a été fondée la secte des Derviches tourneurs, un courant de l’Islam. Ils sont connus pour leurs danses (où comme l’indique leur nom, ils tournent) et leur costume (blanc avec une longue jupe). Le musée Mevlana est le principal attrait touristique de la ville, et notamment le mausolée où sont enterrés quelques personnalités importantes de ce mouvement.

 

On commence à se diriger vers le sud et la Méditerranée, mais au Lac Erdige il ne fait pas encore assez chaud pour s’y baigner.

Aux ruines de Salagossos, on commence à ressentir la chaleur. Sur le site, on visite d’abord la basse ville et son allée de colonnes, longue d’une centaine de mètres. Mais un tremblement de terre a dévasté la cité, on laisse donc libre cours à notre imagination. Dans la ville haute, on visite le Nymphaeum d’Antoine, il s’agit d’une maison avec des fontaines. Il a été en partie restauré : de 1988 à 2000, 3500 pièces / roches ont été rassemblées. De 2000 à 2007, le puzzle a été assemblé pour avoir 400 parties. Puis, la reconstruction a eu lieu en ajoutant des pièces manquantes pour faire la jonction entre deux blocs. La restauration a été achevée en 2010,

 

Leslie termine la visite dans le théâtre où un couple d’anglais lui demande de chanter une chanson… bien évidemment la Marseillaise ! Puis les anglais ont chanté God Save the Queen et le couple Turque leur hymne.

 

Il est déjà 13h15, l’heure du déjeuner. On n’est alors pas les seuls à avoir faim.

 

Petit apparté géopolitique, c’est à ce moment là que la Turquie a débuté des offensives militaires sur les kurdes en Syrie. Même si la zone était déjà dans la catégorie rouge sur le site du gouvernement, il est important de se tenir à jour, la situation pouvant évoluer rapidement. Nous nous situons à plus de 700km de la zone de conflit.

 

Juste avant Antalya, nous dormons dans le parc de Termessos, avec une vue impressionnante sur un canyon, et où nous faisons la connaissance d’un chien très (trop) amical.

 

Antalya, c’est une ville touristique bordant la mer Mediterrannée, à cette époque (octobre) les rues ne sont pas bondées. La promenade dans la vieille ville est donc plutôt agréable.

 

 

Même si on découvre avec effroi les habitudes culinaires des habitants…

Pour ceux qui suivent pas, Bullette c'est notre chat

 

On flâne tranquillement dans la ville toute la journée, et on apprécie bien l’ambiance de la ville, où peut être simplement de pouvoir rester en short jusque dans la soirée. Les températures sont redevenues très clémentes, on dépasse les 30 degrés en journée.

 

 

Nous avons donc traversé la Turquie du nord-est jusqu’au sud, de la mer Noire à la Méditerrannée, en deux semaines. Nous allons maintenant longer la côte, pour deux semaines supplémentaires avant de retourner en Europe.

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Clément

Finalement la Cappadoce n’est pas que le nom d’un Kebab douteux ?! 😳