Iran : retrouvailles et découvertes

Iran : retrouvailles et découvertes

Premier objectif de notrevoyage atteint, nous sommes en Iran !

Il nous faut environ 2h pour franchir la frontière entre la Turquie et l’Iran. Si la sortie de la Turquie se fait plutôt sans encombre (une fois qu’on a compris ou il fallait aller faire tamponner le passeport), l’entrée en Iran est plus compliquée. On se fait accoster par une personne nous proposant son aide. Nous savons que ce « service » peut coûter la modique somme de 50€. On la congédie rapidement mais un autre fait son apparition en essayant de nous prendre les passeports et autres documents des mains ! Finalement on se débrouille et on trouve les bons bureaux où présenter nos papiers (passepoort, e-visa et carnet de passage pour la voiture).

A peine passé la frontière, deux bonnes surprises : la température augmente de quasiment 10°, et le premier arrêt à la pompe fait plaisir. À 6000 rials le litre, soit environ 4-5 centimes d’euro, ça réduit le budget ! #giletsjaunes

On se dirige tout de suite vers le nord et la frontière arménienne pour visiter la chapelle St Stéphane, remarquablement préservée et superbement située dans les montagne

 

 

 

On quitte à peine la chapelle que déjà on nous invite à partager un thé et un pique nique, l’hospitalité iranienne toujours au rendez vous !

 

La route que nous empruntons longe les frontières arméniennes et azeries pour nous diriger vers Tabriz. Le paysage est magnifique mais la zone est « sensible » donc prise de photos interdite.

Vue sur la frontière de l'Arménie

 

Après un petit arrêt cascade, un spot très prisé des iraniens, on s’arrête pour dormir près du château Babak. On peut s’en approcher en 4×4 mais en haut la piste est bloquée par la neige, on doit donc finir à pied, avec le reour sous l’orage.

Tabriz est la première grosse ville sur notre route. Elle nous permet de changer de l’argent à un taux bien plus intéressant qu’à la frontière, de profiter d’une douche chaude. Nous retrouvons également Caroline, Nicolas et leurs enfants croisés quelques jours plus tôt en Turquie !

Le bazar de Tabriz
Les chats nourris à la carcasse de mouton !

 

On décide de prendre le bus pour se rendre en centre ville, mais là impossible de payer, on nous fait signe de rentrer sans problème… Au soir même combat, on nous offre même des tickets de bus pour rejoindre le camping. Quand tout à coup, Zohreh, parlant très bien français, nous propose de nous ramener en voiture, parce que « c’est plus simple que le bus ». On passe donc 1h en compagnie de Zohreh et son mari, après un détour par la case crème glacée.

Le village de Kendovan

 

Après 2 jours à Tabriz il est temps d’avancer vers Téhéran : nous devons y faire la demande du visa turkmène et le délai de réponse est de 2 semaines. Notre visa iranien a une durée d’1 mois, il nous faut donc la réponse rapidement pour nous permettre de le prolonger si jamais nous essuyons un refus (entre 25 à 50% de risque).

 

 

Mais avant nous faisont un détour par Masuleh. La route / piste pour y aller est superbe et le village est entouré d’une forêt luxuriante, un paysage bien différent de l’idée que l’on se fait de l’Iran. Le village étant construit à flanc de montagne, les rues sont partiellements constituées des toits des maisons.

 

 

 

A Téheran nous passons deux nuits agitées, près d’un parc prisé des fétards (on se fera notamment réveiller à 2h du matin par une voiture qui a décidé de transformer le parking où nous sommes, en boîte de nuit) mais au moins on a pu faire nos démarches pour le visa. Et surtout, nous avons revu Mehrdad, un ancien client de la boîte à Leslie, qui nous avait accueillit lors de notre premier voyage ici en 2016. Un super accueil encore une fois, des conseils et des aides précieux. Merci !

Concert de rue à Téhéran
Dans le bazar de Téhéran

 

Au lieu de retourner vers le Nord du pays, où la météo s’annonce pluvieuse, nous nous dirigeons vers le sud-ouest et le kurdistan iranien. 

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Maison traditionnelle à Sanandaj

 

Après un arrêt à Sanandaj nous nous installons pour la nuit, lorsque nous croisons Saïd, un berger, qui nous invite chez lui pour le repas et, la nuit.

Il vit avec sa mère, sa femme, son fils et la femme de son fils.Un accueil incroyable de la part de la famille et des amis présents ce soir là, et on nous propose / demande de nous changer pour mettre des tenues plus convenables (on soupçonne que les jeans dévoilés trop les entrejambes). Après un repas gargantuesque et au moins 5 tasses de thé, ils nous laissent l’unique chambre et dorment dans la pièce principale. Ici l’hospitalité n’est pas une politesse mais plus un comportement naturel !

 

Nous continuons notre traversée du kurdistan, à travers des paysages magnifiques, et passons à moins de 3km de la frontière irakienne. Aucune tension, ni climat suspect ressenti à cet endroit, toujours des sourires à notre encontre.

Derrière ces montagnes : l'Irak !

 

Dernière ville kurde à Kermanshah, le site de Taq e Bostan qui nous permet de voire des grottes sculptées dans falaise

 

Cette première étape en Iran nous rappelle d’excellents souvenirs, et nous constatons avec plaisir que l’hospitalité est restée inchangée. 30 jours dans ce pays seront peut être trop courts !

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