Géorgie et Azerbaïdjan, entre Europe et Asie

Géorgie et Azerbaïdjan, entre Europe et Asie

 

Il n’y a qu’une seule route pour passer de la Russie à la Géorgie. Les autres entrées se font en Ossétie du Sud et en Abakhazie, des zones sous tensions. Alors forcèment, il y a beaucoup de monde à la frontière, et ce n’est pas la meilleure organisation qu’on puisse trouver. Tout le monde essaie de doubler tout le monde, du coup il faut jouer des coudes (enfin du pare-choc plutôt) mais, après quelques heures, on réussi à passer.

On entre par l’ancienne route militaire, qui va jsuqu’à la capitale, Tbilissi. Et à quelques kilomètres de la frontière se dresse le village de Kazbegi, et surtout l’église Tsminda Sameba, qui domine la ville le haut de sa colline.

 

Pour rejoindre la vallée de Truso, il faut quitter la route principale et ses nombreux camions. Après quelques kilomètres de piste, on arrive le long de la rivière et du petit lac Abano, qui relâche des bulles de dioxyde de carbone. Et cette eau pétillante est en plus potable !

 

 

Il y a également quelques petites sources aux alentours, avec de l’eau gazeuse.

 

On aimerait bien rester un peu plus pour profiter de l’endroit, mais on a toujours notre problème de vitre arrière, suite au petit incident survenu en Tchétchénie (ça n’était pas une balle perdue on vous rassure). On avance alors vers Tbilissi pour réussir à en trouver une autre de remplacement. En route, on s’arrête tout de même aux jardins de Tsinandali et à la forteresse Ananuri, dotée une jolie petite église.

 

A Tbilissi, on fait le tour de quelques casses, et une fois la vitre changée, une bonne Katchapuri (tarte au fromage) et on repart ! Direction Telavi, et les quelques monastères du coin.

 

Des monastères, et aussi la cathédrale Alaverdi, entourée de vignes.

 

Le mauvais temps se joint à nous lorsque nous débutons la route vers Tusheti, une région montagneuse et isolée, accessible seulement de juin à septembre et par une unique route. On fait une petite pause à mi-chemin pour profiter de sources chaudes, en espérant que ça fasse venir le soleil (spoiler : non.)

On reprend la route, quand tout à coup… CRAC !! Ca vous a fait peur ? Nous aussi, un gros claquement vient de sous la voiture, et nous décide à faire demi-tour. Malgré plusieurs coups d’oeils sous la voiture, on en apprend pas beaucoup plus, ce qui nous confirme nos piètres connaissances en mécanique. On fait le retour à très lente vitesse, et on arrive tant bien que mal, 2h plus tard, chez un petit mécano. Il jette un œil, et en 30 secondes, il nous montre la casse, nous dit ‘no problem, no problem’ ! Légèrement suspicieux, et pas con (on se dit si c’est là, ça doit bien servir à quelque chose, pas fou chez Toyota) on prend un second avis (sur facebook…) et le verdict tombe : un tirant de pont cassé. Pour les pros de la mécanique, comme nous, en gros, c’est grave. On s’arrête donc chez un autre (vrai) mécanicien, qui nous soude la pièce, ce qui nous dépannera en attendant de la remplacer. Une rapide inspection de la voiture nous apprend qu’il faut changer les rotules et les silent blocs. Malheureusement les pièces n’arriveront que quatre jours plus tard.

Chez le docteur

ous voici donc bloqués à Telavi pour plusieurs jours, chose qui n’était absolument pas prévue. C’est une charmante petite ville mais quelques heures suffisent largement à en faire le tour.

 

On s’installe alors sur un petit spot en haut de la ville près d’une église abandonnée, toujours visitée par les fidèles. On reçoit la visite de Tengo, un rugbyman qui tient une petite auberge de jeunesse un peu plus bas. C’est d’ailleurs lui qui a ajouté ce lieu sur l’application qui nous aide à trouver nos lieux de bivouacs. Il nous propose bien gentiment d’aller prendre une douche et d’utiliser (gratuitement!) la machine à laver de son hôtel. Pour la soirée, il nous invite chez lui avec ses amis et deux autres voyageurs italiens, à partager bière, vin et des kinkalis, des espèces de gros raviolis fourrés au fromage ou à la viande.

Photo aussi floue que notre vision du moment

 

Malgré la panne on se permet de rouler quelques kilomètres On sort donc de la ville, où après 3 jours de suite au même endroit on commencait à avoir nos petites habitudes, et même à être reconnu dans le quartier ! On visite la forteresse de Gremi, puis le monastère Nekressi. Ce petit complexe religieux est dôté de plusieurs églises, la plus ancienne datent du 4e siècle et étant l’une des plus vielles de Géorgie.

Stockage des amphores de vin

 

Le lendemain, youpi, nos pièces sont arrivées ! Bon on patientera encore toute la journée puisqu’on nous a demandé d’arriver l’après midi, plus le temps de la pause café du mécano, des réparations, de la paperasse… Finalement on peut repartir, c’est la libération ! Direction la charmante ville de Sighnaghi. On fait le tour des remparts qui donne de jolies vues sur la ville.

 

 

 

 

 

Le principal attrait du coin est le couvent de Bodbe, avec un jardin très bien entretenu par les religieuses.

 

En sortant, une quinzaine de grosses voitures noires arrivent, tous gyrophares allumés, l’accès au couvent est bloqué par des hommes en costard + oreillettes, mais ouf ça n’est pas pour nous ! C’est le président hongrois qui vient rendre une petite visite. Malheureusement pas de photo…

 

Et le lendemain nous entrons en Azerbaïdjan. Sortie très rapide du côté Géorgien, un peu plus long pour rentrer en Azerbaïdjan, la faute à un contrôle plus poussé et quelques questions, notamment « êtes vous allés en Arménie ? », en effet les deux pays sont ennemis, suite aux tensions de la région du Haut-Karabagh.

 

Arrivés à Qax, on traverse la place et on se fait inviter en terrasse. On est à peine dans le pays depuis 2h qu’on est déjà invité pour un repas ! On nous propose évidemment de la vodka, que nous refusons puisqu’on doit prendre la route après. Mais ça ne les empêche pas de porter plusieurs toasts, à nous, à la France, à l’Azerbaïdjan, aux invités…

 

 

 

Et après ce bel accueil, on peut finir notre petit tour dans la ville puis, monter vers la vallée d’Ilisu, et marcher jusque là cascade.

 

On passe la nuit non loin de là, et on est à proximité de la Russie. D’ailleurs à 2h du matin, après un énorme orage, des militaires viennent frapper à notre porte pour un petit contrôle de passeport… Mais ils partent ensuite en s’excusant de nous avoir réveillés.

 

 

Nous visitons ensuite la jolie ville de Seki, et le palais Xan Sarayi à l’intérieur des murs de la vieille ville. Savourez la photo de l’intérieur qui a été prise malgré l’interdiction et les remontrances d’un guide (on a peur de rien !).

En continuant la route vers Baku, on fait un petit crochet par Lahic, un joli village réputé pour ses artisans travaillant le cuivre. C’est touristique, mais cela conserve un certain charme.

 

On contourne ensuite Baku pour aller visiter le nord du pays, plus montagneux. Avant d’attaquer les routes montagneuses nous nous arrêtons à Quba. Un petit arrêt qui s’averera très accueillant ! Tout d’abord dans une mosquée, où malgré la célébration d’Asura deux dames nous offrent un thé et une petite galette à la pomme/frangipane. Puis en se balladant dans la rue, on tombe par hasard sur un hammam vieux de 300 ans, et la TV locale en profite pour nous donner une petite interview !

Le début de la gloire
Dans la synagogue

 

La route continue dans le fond de la vallée, et malgré le temps maussade on peut quand même profiter du joli panorama. Et tout au bout, Xinaliq, un tout petit village perché sur un rocher. On ne reste pas très longtemps, il nous faut redescendre pour ne pas passer la nuit au froid.

 

Un petit détour par Xaçmaz, et ses bâtiments kitchissimes…

 

Et on termine notre déjour en Azerbaïdjan par la visite de la capitale, Baku. On ressent plus ici, que dans le reste du pays, les revenus du pétrole de la mer Caspienne. La vieille ville est jolie, et on tombe également sur un lieu original : le musée du livre miniature.

Entre modernité...
... et patrimoine

 

Nous passons la nuit sur un parking en compagnie de Carole et Christian, qui voyagent en camion (mais un vrai camion, pas un fourgon!) Ils nous proposent de profiter de leur douche et toilettes, c’est comme à la maison !

 

Et nous repartons ensuite vers la Géorgie, en faisant un petit crochet par un site curieux : des volcans de boue.

 

On fait bien sur le plein de la voiture et des jerricans avant de franchir la frontière, le prix du gasoil étant bien moins cher ici qu’en Géorgie (0,30€/l contre 0,80€/l). Mais les douaniers nous apprennent qu’il est interdit d’en importer en Géorgie… Il nous confisque donc 20l, mais nous autorisent à verser un peu de l’autre jerrycan dans le réservoir et de garder le reste. On a pas bien compris la logique mais on se tait !

 

Non loin de la frontière, nous visitons le monastère de Davit Gareja. Il s’agit en fait d’un complexe de 15 monastères, mais deux seulement ont été rénovés et sont visités, et un parmis ces deux là est fermé. On ne visite donc que le monastère de Lavra.

 

Et voilà pour la première partie du Caucase, un article découpé entre Géorgie/Azerbaïdjan et Géorgie. Ca manque peut être de logique !

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Alexandre DURANDregine bajart Auteurs de commentaires récents
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Alexandre DURAND
Invité
Alexandre DURAND

C’était sympa de vous rencontrer aujourd’hui a Zugdidi ! Beau blog détaillé et illustré j’adore ! A bientôt sur les réseaux ! Alexandre de Samegrelo ! (lol)

regine bajart
Invité
regine bajart

mais tout est superbe, des fois j’ai peur que vous n’allez pas vouloir rentrer. les monuments sont étonnants, ils sont chargés, mais c’est beau. Bien sûr les paysages sont magiques comme toujours , enfin pas trop les volcans de boue. Leslie a t’elle adopté le petit chat ? Et maintenant… Lire la suite »