Médinas en sac à dos

Médinas en sac à dos

 

Après l’accident, le retour difficile, et les démarches administratives lancées (remboursement du rapartriement, vente de la voiture, récupération de la caution du carnet de passage…) on se pose la question : qu’est ce qu’on fait ?

Après mûre réflexion, l’évidence s’impose : hors de question que le voyage se termine sur cette mauvaise note. On a vécu une année avec beaucoup de hauts et quelques bas, et on veut écrire une dernière page plus joyeuse à cette histoire. Alors c’est décidé, nous irons quand même au Maroc, presque comme prévu. 15 jours au lieu d’un mois et demi, sur un itinéraire plus restreint certes, mais Maroc quand même.

 

Nous nous envolons donc pour Marrakech, avec l’espoir de récupérer un peu de soleil en ce gris mois de décembre (le soleil on l’aura, mais la chaleur pénètre difficilement dans les médinas).

Notre hôtel se situe dans la médina (vieille ville), non loin de la place Jemaa-el-Fna, un haut-lieu touristique de la ville. Toute la journée, et surtout à partir de la fin de l’après-midi, elle est le théatre de très nombreuses animations : charmeurs de serpents, conteurs, concerts, jeux de rues, montreurs de singes… Et également d’innombrables stands de restaurations qui s’installent tous les jours en fin de journée.

 

On se promène également dans les souks de la médina, et nous visitons le palais de la Bahia, qui a servi de résidence aux français durant le protectorat.

 

Pour notre prochaine étape, Essaouira, nous avons décidé de nous déplacer en stop. L’idée etant de rencontrer des marocains. C’est ainsi que notre premier chauffeur, Mohammed, nous emmène. Il ne parle pas français mais appelle l’un de ses amis qui le parle, et Mohammed nous invite à manger sur la route. Malgré notre insistance il sera impossible de payer… Et comble de notre surprise, il nous proposera même de l’argent ! Il pensait que nous étions en galère, puisque nous ne prenions ni le taxi ni le bus.

 

 

 

 

Et notre deuxième voiture de la journée nous emmenera directement à destination, en compagnie de Ahmed et Olivier. Ils sont partis passer le week end à Essaouira, nous passons donc 2h avec eux, et ils nous font cadeau d’un petit tour en dromadaire à l’entrée de la ville… Nous les retrouverons d’ailleurs au soir pour boire un petit verre.

 
 

 

Essaouira ressemble à Saint Malo : des remparts, du vent, la mer et les mouettes. Mais les rues sont blanches, et les bateaux sont de grandes barques bleues.

 

On prend le soleil sur la terrasse du Riad, et on croise aussi quelques troupes de musiciens dans les rues.

 

Nous longeons ensuite la côte atlantique pour rejoindre El-jadida, puis Azemmour. Pour nous y rendre, nous décidons de faire une pause dans le stop : en effet, lors du précédent trajet, un drôle d’incident est arrivé. A peine montés avec Ahmed et Olivier, quelqu’un nous arrête, réclame de l’argent à Ahmed sous prétexte que nous sommes montés avec eux et pas avec un taxi, faisant perdre de l’argent aux taxis… On emprunte donc le bus, pour un trajet annoncé de 3h30, mais qui en prendra finalement 6.

 

El-jadida et Azemmour sont deux villes peu touristiques en cette saison et toutes les deux dotées d’une jolie petite médina. Celle d’Azemmour est d’ailleurs la plus ancienne du Maroc.

 

La route le long de l’Atlantique continue, destination à Casablanca, en stop à nouveau. Casablanca est une ville moderne et embouteillée, et la principale attraction de cette ville est la mosquée Hassan II. Troisième plus grande du monde, après celles de La Mecque et Médine en Arabie Saoudite, et le plus haut minaret du monde à 200m. Alors certes la mosquée est grandiose, mais la visite un peu chère (13€/pers) pour la courte durée de la visite (à peine plus d’1/2 heure.)

 

 

On a fait une croix sur le bus, on n’est pas à l’aise avec le stop : peur d’attirer des soucis aux marocains. Alors nous testons un nouveau moyen de transport, le train, qui s’avérera très fiable, pour rejoindre Rabat, la capitale du Maroc. Nous logeons dans la Kasbah des Oudayas, un ancien camp militaire du 12è siècle.

 

C’est super mignon, tout petit donc on ne se perd pas (ou alors pas longtemps), et il y a également le jardin andalou dans la kasbah, et énormément de chats, pour le plus grand plaisir de Leslie.

 

La visite de la capitale s’achève avec la visite de la tour Hassan, minaret d’une mosquée inachevée du 12ème siècle. Les 200 colonnes de la mosquée ont toutes été partiellement détruites par un séisme en 1755.

 

Juste à coté de ce site se situe le mausolée Mohammed V, où reposent donc Mohammed V, roi du Maroc entre 1957 et 1961, et ses deux fils, le prince Moulay Abdallah et le roi Hassan II.

 

Après une courte étape à Fès, où nous récupérons Marie et Régine, la sœur et la mère de Jérôme, nous filons tous les quatre vers le nord du pays et la petite ville de Chefchaouen. Bon pas de chance, il pleut ! Mais même sous la pluie, la médina est magnifique, toutes les ruelles sont bleues !

 

On est tous sous le charme de ce superbe endroit, qui est sans surprise l’un des plus touristiques du Maroc.

 

 

Nous reprenons la route pour faire un court arrêt à Meknès,

 

Et profitons le lendemain du soleil et de la chaleur pour faire une petite ballade aux alentours de Fès. Ca nous change un peu des villes !

 

Depuis les tombeaux des mérinides sur les hauteurs, on a une belle vue sur la ville de Fès, et sur les peaux de chèvres qui sèchent au soleil. Fès est réputée pour ses tanneries.

 

On se promène ensuite dans la médina de Fès, la plus grande du Maroc, aux 10 000 rues et ruelles. C’est un labyrinthe immense, et si on sort des rues principales on se perd très vite !

 

Après une petite négociations de babouches, le vendeur sympa nous fait entrer dans la Médersa Bou Inania à moindre prix. Comme partout au Maroc, le gars qui vend les tickets est un cousin (enfin peut être), ou nous sommes de la famille…

 

 

 

On réveillonne sur la terrasse d’un petit restaurant, avec couscous et pastillas au menu !

 

Puis dernier tour dans la médina, avec cette fois une vue sur les tanneries. Ca ne sent pas très bon mais un peu de menthe sous le nez et c’est tout de suite plus agréable.

 

Régine achète une ceinture chez un artisan, qui aura la gentillesse de nous montrer son atelier. On peut donc avoir un aperçu du travail du cuir. Les artisans achètent les peaux et les teignent, découpent et cousent pour en faire des sacs, ceintures ou portefeuilles.

 

 

Quelques heures d’avion plus tard et nous arrivons à Charleroi, l’occasion de renouer très vite avec notre bonne gastronomie…

 

Grâce à ce petit voyage, nous pouvons conclure de façon un peu moins amère notre année 2019. Si nous sommes forcèment un peu frustrés de ne pas avoir pu profiter de la Bajmobile pour découvrir l’immensité du désert, ou les montagnes de l’Atlas, nous sommes content d’avoir pu rebondir de la sorte après l’accident. Mais ce n’est que partie remise !

 

Merci à tous ceux qui nous ont suivis durant cette année, de près ou de loin.

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Hélène Auteurs de commentaires récents
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Hélène
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Hélène

C’est sympa aussi de découvrir l’article un mois plus tard ça me remets dedans!! Comme d’habitude de très jolis paysages , mais là on voit plus vos têtes ce qui est agréable aussi :).