Du Cap à Johannesburg

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Nous quittons le Cap en direction de Franschhoek, ville que nous connaissons un peu, mais où nous n’avions pas encore eu l’occasion de nous arrêter dans l’un des innombrables vignobles de la région. Nous réparons donc bien vite cet affront avec une dégustation dans un domaine joliment situé, au pied d’une montagne et au bord d’un étang.

 

Puis un deuxième, et non des moindres : le domaine Lynx, qui appartient surtout à notre ami Pierre, rencontré deux semaines plus tôt lors du 14 juillet ! Nous sommes ravis de le retrouver, lui et sa compagne Boipelo, d’abord autour d’un verre… puis de quelques autres.

 

Une bonne nuit de récupération pour nous, un peu moins pour le pauvre Pierre qui commence sa journée à 7 h le lendemain. Direction la côte, et la petite ville tranquille de Betty’s Bay, où une colonie de manchots est installée. Les mêmes qu’à Cape Town, mais en version moins touristique. Profitons-en, car c’est pour nous la dernière occasion de les voir.

 

À Hermanus, petite station balnéaire, nous savourons un excellent et copieux fish & chips avant d’aller nous promener le long d’une mer assez agitée aujourd’hui. Et alors que nous nous apprêtons à nous installer sur un parking de plage pour la nuit, un couple intrigué par notre plaque d’immatriculation vient discuter avec nous. Cinq minutes plus tard, nous voilà invités chez eux ! Franck et Maggie sont de grands voyageurs et ce n’est pas la première fois qu’ils ouvrent leur porte à des overlanders.

 

Hermanus, c’est aussi – et surtout – l’un des meilleurs endroits au monde pour observer les baleines. Nous sautons sur l’occasion et réservons un tour en bateau pour les approcher. Après quelques minutes, nous en voyons plusieurs non loin. Le spectacle est impressionnant, même s’il n’est pas toujours facile de distinguer autre chose qu’une énorme masse sombre dans l’eau.

 

Retour sur la terre ferme et cap sur le Cap des Aiguilles, point le plus au sud du continent africain. Autrement dit : notre route de retour vers le nord débute ce jour-là ! Une autre page de notre voyage se tourne…

 

Nous faisons ensuite halte au parc national de Bontebok, le plus petit parc du pays (28 km²), qui doit son nom aux antilopes bonteboks. Créé pour protéger les derniers représentants de l’espèce, il en abrite environ 200 (sur 3000 dans le monde), soit le maximum que sa taille permet. Le parc offre aussi de jolies balades le long de la rivière et parmi des plants d’aloe vera.

 

Tout va bien… mais pas pour longtemps. L’œil de Leslie refait des siennes. Nous trouvons heureusement une clinique ophtalmologique qui accepte de nous recevoir le jour même, et le diagnostic tombe : une uvéite. Un petit traitement est prescrit, avec contrôle quelques jours plus tard. Touchons du bois !

Nous poursuivons néanmoins nos visites : la jolie plage de Victoria Bay, puis la ville de Knysna et ses falaises. Nous découvrons aussi la réserve de Robberg, une presqu’île que l’on peut parcourir à pied, avec colonies de phoques et même, depuis les falaises, la silhouette d’un requin.

 

Nous sommes désormais sur la Garden Route, réputée comme l’une des plus belles régions d’Afrique du Sud. Plages superbes, même s’il fait encore un peu frais pour en profiter pleinement.

À Nature’s Valley, nous passons la nuit dans un camping proche de l’embouchure. Quelques visiteurs viennent nous saluer : bushbucks et babouins… dont l’un s’invite carrément dans la voiture pour voler notre pain ! Malgré cette déconvenue, nous profitons du parc de Tsitsikamma.

Voleur !

 

 

 

L’œil de Leslie ne s’améliorant pas, nous consultons un autre ophtalmo à Port Elizabeth. Cette fois, avec le traitement maximal, l’amélioration est rapide ! Un autre contrôle est prévu quelques jours plus tard. 

 

En attendant, cap sur l’Addo Elephant National Park. Troisième plus grand parc national du pays, il compte environ 600 éléphants. Mais les premiers habitants que nous croisons sont des phacochères, des bubales et des kudus.

 

Très vite, les éléphants apparaissent : l’un s’asperge de poussière, l’autre prend un bain de boue. Nous voyons aussi de nombreux zèbres, et, au détour d’un virage, surprise : une famille de suricates sort pour se nourrir !

 

La première journée se termine par un coucher de soleil sur un point d’eau où viennent s’abreuver une hyène tachetée et un éléphant.

 

Les deux jours suivants ressemblent au premier, avec en plus des buffles, des chacals, et bien sûr d’innombrables éléphants, dont un groupe avec un éléphanteau encore hésitant.

 

Nous poursuivons avec le Mountain Zebra National Park, situé à 200 km plus au nord. Il doit son nom aux zèbres de montagne, reconnaissables à leurs rayures plus fines et serrées que celles des zèbres de plaine. Nous y observons aussi des blesboks, des élands, des gnous, des écureuils et quelques singes chapardeurs.

Puis viennent les buffles : un troupeau paisible en apparence, mais réputé comme l’un des animaux les plus dangereux d’Afrique en raison de son imprévisibilité.

Le parc offre aussi de beaux panoramas montagneux. Mais notre objectif principal est autre : les guépards. Quatorze individus vivent ici, et il est possible de les approcher à pied, accompagnés de rangers et en respectant quelques règles : marcher groupés, éviter les gestes brusques ou les cris, toujours rester encadrés, et surtout : ne jamais courir, quoi qu’il arrive !

 

Après avoir repéré un groupe (certains portent un collier émetteur), nous quittons le 4×4 et avançons à pied. Les guépards sont allongés à 30–40 m. Puis ils se déplacent, nous aussi. Nous parvenons à moins de 20 m d’eux : sensations fortes garanties ! Ils semblent en chasse ; nous ne pouvons pas les suivre plus longtemps pour ne pas compromettre leurs chances. L’expérience s’achève plus tôt que prévu, mais sans aucun regret.

 

Nous quittons le parc pour Graaff-Reinet et sa belle église hollandaise, puis le parc national de Camdeboo, où nous voyons encore quelques animaux, notamment des tortues léopards. Et surtout la Vallée de la Désolation, avec ses falaises spectaculaires.

Il est maintenant temps de rejoindre Johannesburg. Huit cents kilomètres avalés en deux jours, avant deux semaines de break : nous partons à la Réunion, où nous allons retrouver notre famille !

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