Wadis et montagnes

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La découverte d’Oman continue : à peine sortis du désert, nous filons nous rafraîchir dans le wadi Hawr. L’accès n’est pas évident puisqu’il faut faire un peu d’escalade ; heureusement, quelques aménagements sont présents pour nous aider à grimper.

Nous crapahutons environ 500 mètres avant d’arriver à deux jolies piscines, reliées entre elles par une cascade. L’endroit est idyllique et l’eau a une température idéale pour se rafraîchir.

Autre court arrêt au wadi Bani Khalid, beaucoup plus touristique, avec de nombreux aménagements bétonnés et un restaurant juste au bord de l’eau, ce qui enlève pas mal de charme à l’endroit.

Juste avant la ville de Sour, nous nous arrêtons sur une plage pour faire un peu de snorkeling, avec observation de nombreux poissons et d’un poulpe. Nous aurons en plus la chance de nager avec quelques tortues. Elles ne se laissent pas vraiment approcher, mais la visibilité est correcte et nous arrivons à les suivre un peu.

Nous atteignons ensuite Sour. La ville est assez jolie et son quartier de pêcheurs change un peu des grandes villes omanaises avec leurs immenses avenues.

Le lendemain, c’est la visite de l’un des endroits les plus touristiques du sultanat : le wadi Shab. Nous démarrons assez tôt pour éviter le gros de la foule, qui arrive un peu plus tard, et avalons les 3 km de marche au pas de course avant d’arriver au bout du sentier. Ici, plus question de marcher : il faut nager pour terminer la visite.

 

 

 

Après avoir traversé à la nage une gorge très étroite où nous avons juste la place de passer la tête, nous atteignons une grotte inondée dans laquelle se jette une petite cascade.

Il est possible d’escalader cette cascade et nous arrivons alors à une petite piscine presque privée, puisque la plupart des gens s’arrêtent en bas.

Nous rebroussons chemin et, de retour sur la terre ferme, nous sommes bien contents d’avoir démarré de bonne heure puisque l’endroit commence à être bondé ! On comprend vite pourquoi : le site est incroyable et nos photos ne lui rendent pas justice. Nous parcourons les 3 km en sens inverse ; le soleil est déjà bien haut et nous nous rafraîchissons une dernière fois dans une jolie piscine naturelle avant de retourner à notre véhicule.

La baignade, c’est bien, mais sans la foule, c’est mieux : nous retrouvons Jens, Regina et Marie au wadi Al Arbeieen, bien moins fréquenté et où il est possible de camper juste au bord de l’eau.

Nous quittons temporairement la nature pour rejoindre Mascate, la capitale du pays. Premier arrêt au Ritz, dont le hall d’entrée vaut le détour selon le Petit Futé. Nous n’oserons toutefois pas prendre un café, affiché au prix de 5 rials omanais, soit 11 €.

Les toilettes du Ritz !

Puis crochet par le palais royal, qu’il n’est pas possible de visiter, mais dont les alentours sont agréables pour une petite balade.

Le soir venu, nous retrouvons Philippe et Luce, que nous avions brièvement croisés en Afrique du Sud. Nous avons pléthore de choses à nous raconter autour d’une excellente Karmeliet ramenée par Philippe ! Ces retrouvailles sont aussi une bonne occasion de finir nos (petits) stocks d’alcool : l’Arabie Saoudite n’est plus très loin et tout import d’alcool dans le pays est strictement interdit.

Visite également du souk et d’une fabrique de bijoux. Les employés sont pakistanais, venus ici pour trouver un meilleur travail et pouvoir envoyer de l’argent à leur famille. Le prix de leur visa de travail est élevé (500 rials, soit 1 100 euros pour deux ans) et leurs conditions de vie sont assez difficiles.

Nous poursuivons la visite de Mascate avec la grande mosquée du sultan Qaboos. Cette immense mosquée abrite le deuxième plus grand tapis du monde arabe (70 x 60 m) et, cocorico, des vitraux venus de France.

Les lustres en cristal Swarovski plaqués or sont particulièrement imposants ; le plus grand d’entre eux est équipé de plus de 1 100 ampoules.

Nous terminons la visite en faisant le tour des jardins.

Dernier restaurant de poisson puis spécialité locale, le café cardamone avec Philippe et Luce : nos routes se séparent ici, peut-être pour se retrouver en Arabie Saoudite.

Après Mascate, direction Nizwa. Lorsque nous arrivons, tout est fermé et très calme. C’est le premier jour du Ramadan : il va nous falloir apprendre à vivre à ce rythme ! Nous visitons la charmante vieille ville de nuit ; le quartier s’anime un peu plus après 19 h. La ville est très touristique, mais cela se ressent moins une fois la nuit tombée.

Nous dormons à proximité et, le lendemain matin, se tient le marché aux bestiaux. De nombreux Omanais viennent vendre ou acheter des chèvres, qui défilent devant les potentiels acheteurs.

Puis direction le fort de Nizwa, réputé comme le plus beau fort d’Oman. Construit au XVIIe siècle dans ce qui était alors la capitale du sultanat, il comporte de nombreux dispositifs défensifs : couloirs étroits, meurtrières, trappes… Depuis le sommet de la tour principale, nous pouvons admirer la vieille ville.

Après cette visite matinale, nous continuons l’exploration de l’intérieur des terres, direction Bahla et son joli fort.

À proximité se situe le wadi Guhl, une gorge très étroite que nous parcourons en voiture sur environ 8 km. Les paysages sont, une fois de plus, saisissants et nous y passons une nuit d’un calme absolu.

Autre haut lieu du tourisme omanais : le Jebel Shams. L’accès au sommet se fait par une piste facile. La vue est belle, mais le lieu ne nous laissera pas un souvenir impérissable. Peut-être devenons-nous trop exigeants !

Nous serons davantage impressionnés par les paysages autour du Snake Canyon, un canyon très étroit dont il est possible de parcourir une partie à pied.

Un peu plus loin, nous atteignons le wadi Bani Awf, moins spectaculaire que certains de ses prédécesseurs mais peu fréquenté, et nous profitons donc des piscines naturelles rien que pour nous.

 

 

 

Il ne nous reste plus que deux jours sur notre visa ; il nous faut donc nous rapprocher de la frontière. Dernier détour par le wadi Bani Kharous, avec une promenade dans la palmeraie pour observer les falajs, système d’irrigation traditionnel utilisé partout à Oman.

Le dernier jour à Sohar est consacré à un peu d’entretien de la voiture : de nouveaux pneus pour notre bajmobile. Ceux achetés en Namibie n’étaient pas d’une qualité exceptionnelle et commençaient à être trop usés.

Et avant de quitter Oman, un dernier arrêt à la mosquée de Sohar. C’est la seconde plus imposante du pays après celle de Mascate, mais elle est très peu visitée puisqu’un peu à l’écart des principaux circuits touristiques. Nous avons donc le lieu pour nous tout seuls !

Nous voilà au bout de nos 30 jours de visa omanais, et direction un pays qui ne figurait pas dans notre programme initial : les Émirats Arabes Unis.

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